Accueil         Programmes         Contacts         J.O.B.         Voir et entendre

 

 

 

 

 

 

 

 

Un oratorio électronique
J.O.B. est un projet d'oratorio électronique dans lequel se côtoient 3 chanteurs (baryton-basse, ténor, mezzo), une harpe amplifiée et la musique électroacoustique.
La musique électroacoustique est la structure même de J.O.B. Elle y prend généralement la forme de transformations du son en temps réel avec des outils informatiques sur une base de sons vocaux préenregistrés et retravaillés en studio.
Le travail de création est réalisé en plusieurs étapes au cours desquelles tout est à inventer, jusqu’au dernier moment : celui de la création en public.
À tout instant, chacun des participants peut apporter sa pierre à l’édifice, ainsi que le font traditionellement les membres de l’ensemble Alchimik dont sont issus les chanteurs.

Immersion des auditeurs
La résidence se déroule dans un lieu à l’acoustique très réverbérante. Afin de conserver toute la richesse du travail de composition électroacoustique (transformation du son en temps réel, travail sur le chuchotement notamment) et faire en sorte de plonger l’auditeur dans la musique en création, “en toute solitude Jobesque”, nous avons fait le choix de proposer une écoute via des casques.
Durant toute la résidence, les visiteurs-auditeurs pourront circuler librement dans l’église et assister en direct à la création musicale : ils entendront d’abord les voix seules, portées par l’acoustique de l’église, une acoustique avec laquelle les trois chanteurs comme la harpiste sont habitués à jouer. Ces voix leur seront enfin livrées dans une nouvelle réalité par le biais de casques, enrichies d’un nouvel environnement sonore, déformées, transformées.

La séance de présentation du travail (samedi 14 août) sera découpée en plusieurs séquences d’environ 15 mn auxquelles 10 à 20 personnes pourront assister à chaque fois, afin de permetttre à tous une écoute via les casques. Ce concept sera précisé au public dès le début de la résidence et un système de pré-inscription pourra être proposé.

J. O. B. – jour ordinaire au bureauCREATOR: gd-jpeg v1.0 (using IJG JPEG v62), quality = 75
Nous avons tous été Job un jour.
Ou un de ses collègues.
Ou ce patron qui aime tant les défis.
Ou le cadre coincé entre les exigences des uns et les espoirs des autres.
Aujourd’hui, c’est peut-être votre tour.
Job.
Je souffre. Ils m’observent, me consolent, jouissent de ma douleur.
Ils craignent qu’elle ne devienne leur.
Pourtant ce monde n’est pas sans tendresse.
C’est le nôtre. Non ?

Prologue
D’abord saisis par un texte, le Livre de Job, pièce majeure de l’Ancien Testament, nous l’avons approché, disséqué, attaqué par un angle puis par un autre avant de nous arrêter sur un jeu de mot improbable. Job, “djob”.
Précaution, appréhension. Puis enthousiasme.

Nous avons réfléchi à l’écriture d’un texte qui s’inspire du déroulement de l’histoire de Job en le transposant dans l’univers du travail.
Pas d’indignation naïve : l’histoire, seule, d’un homme qui passe d’un univers joyeux, presque “familial”, parfait, où l’on célèbre un événement autour d’un pot en chargeant le stock de papier de l’imprimante, à un moment de peine lente, où le travail “pas fait” devient source d’angoisse.
Le texte mis en musique est utilisé comme une ligne directrice et comme un réservoir de mots dans lequel les chanteurs vont puiser et qu’ils font évoluer ensemble.

Installations au coeur du bureau
Dès l’entrée dans Saint-Nicolas, le visiteur / auditeur est invité à se déplacer dans l’église. Un plan des installations, un marquage au sol et différents éléments structurant l’espace le guident dans sa découverte.

Ce parcours le mène jusqu’à l’endroit où se déroule le travail musical, à l’issue d’un cheminement qui est également psychologique : en se plongeant peu à peu dans l’univers de Job, en s’en rendant acteur, il se prépare à la rencontre finale avec Job et les musiciens.

1- le coin café avec la photo de l’“Employé du mois” : cette première zone est celle de la convivialité et de l’échange, où se croisent les tasses de café et témoignages de la vie quotidienne de l’entreprise et de ses grands moments. C’est aussi l’endroit où se font et se défont les réputations, la zone des ragots… Vous prendrez bien un petit café !
 2- Le “placard” ou bureau de Job : qui n’a pas un jour envié un collègue, tenté de faire capoter le projet suivi par un autre, imprimé des documents personnels, “emprunté” une enveloppe… Le visiteur est invité à confier dans l’espace confidentiel du “placard” les erreurs qui auraient pu le conduire en ce lieu… Vous allez tout droit au placard, vous ne passez pas par la case départ, vous ne remportez pas 20 000 francs (de prime)… parmi toutes vos fautes (supposées), laquelle a-t-elle fait déborder le vase ?
3- Le DRH. C’est un des centres névralgiques de l’entreprise. Le DRH veille au bien-être du personnel et… de la société. Il peut prendre, en connaissance de cause, les décisions qui s’imposent grâce, notamment, à la vidéo-surveillance.
4- bureau sweet bureau, la pause-déjeuner. C’est la pause, le visiteur est encouragé à s’entraîner pour le grand tournoi inter-bureaux de corbeille à papier, sans perdre de vue la cirulation dans le couloir et les messages de ses collègues (et amis) sur msn.
5- C’est l’anniversaire du patron, les promeneurs devenus salariés sont invités à signer la carte de voeux virtuelle. Entre les lignes et à travers des phrases courtes (de type messages twitter) surgissent la vie de l’entreprise et de ses salariés, entre reconnaissance, non-dits, petits ou grands malaises.

 

Arrivée de la vidéo : étape 2
La résidence de cet été se concentrera essentiellement sur le travail musical, complexe, et la mise en place des installations.
La vidéo, qui devrait
- venir compléter et interpréter à sa manière les sentiments des personnages et le climat dans lequel ils évoluent,
- servir parfois de relais et d’interface aux dialogues, tout en utilisant la matière recueillie dans les installations,
… arrivera sur la seconde étape de création (à partir de septembre).
Un partenariat avec l’ESAM de Caen est notamment en attente de validation.

Résidence filmée
La résidence sera filmée par un étudiant en Arts du spectacle de la faculté de Caen  au titre de témoignage de cette étape de travail.

Les acteurs
Composition – travail du son en temps réel : Laurence Bouckaert
(cf première photo)
Voix et harpe : ensemble Alchimik – Vincent Pislar (baryton-basse), Patrick Boileau (ténor), Caroline Bougy (mezzo), Rafaelle Rinaudo (harpe).
Installations supervisées par Anne Creissels